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Un poste qui vaut son pesant d’or
L’arrivée de l’écrivain britannique Martin Amis à
l’Université de Manchester, en septembre 2007, a fait
des vagues. En effet, l’auteur de Chien jaune et de
Train de nuit occupe désormais une chaire d’écriture
littéraire pour laquelle il est payé 6000$ de l’heure.
Cette révélation a fait grincer des dents. Les syndicats,
entre autres, ont rappelé que l’université a aboli
600 postes et que la plupart des conférenciers
reçoivent entre 35$ et 75$ de l’heure.
Romans « signés »
Nouvelle collection chez Points,
Signatures, qui réédite des
grands noms de la littérature
contemporaine tels Ian McEwan,
John Fowles, William Boyd,
Henry Roth et William Faulkner.
Une couverture élégante très colorée
avec rabats ainsi qu’un format
semi-poche d’agréable lecture
rendent cette collection fort
attrayante.
Coelho le pirate
Depuis 2005, Paulo Coelho s’est converti en « web
pirate ». Il paye dix de ses fans, choisis dans
plusieurs pays, pour numériser ses livres publiés
dans différentes langues et les mettre gratuitement
à la disposition de tous sur plusieurs sites Internet.
Selon l’écrivain, cette méthode a fait bondir ses
En marge
Littérature étrangère
ventes en librairie et c’est la meilleure façon de
promouvoir ses romans. Ces sept dernières
années, ces derniers ont fait l’objet de plus de vingt
millions de téléchargements, payants ou non.
Céline sous l’Occupation
Une série de vingt-six lettres inédites et datant de
la dernière guerre signées par l’auteur de Voyage
au bout de la nuit a été exhumée par David Alliot
et Daniel Renard, qui les ont publiées en mars sous
le titre Céline à Bezons (Du Rocher).
L’imprévisible romancier s’y montre tantôt raciste
— à l’égard d’un médecin, « nègre haïtien » — tantôt
soucieux de fournir des bons d’alimentation
aux enfants défavorisés.
Une collection de Charles Dickens
vendue aux enchères
De rares documents, dont une page du manuscrit
de Pickwick Papers, le premier roman de Charles
Dickens, et des dessins originaux de ses illustrateurs,
Hablot K. Browne et George Cruikshank, ont
été mis aux enchères chez Christie’s à New York.
Ces pièces appartenaient à Kenyon Starling, un
collectionneur qui, à sa mort en 1983, avait légué
à la famille de William E. Self les documents
amassés au cours de sa vie. Il s’agit d’une des plus
importantes collections de documents sur Charles
Dickens détenues par des particuliers. La vente
aurait rapporté plus de deux millions de dollars.
AVRIL-MAI 2008
30
Gain de cause pour les héritiers de Vian
Les sociétés Vega Productions et Opening ont été
condamnées à verser 50 000 euros (env. 75 000$)
en dommages et intérêts aux héritiers de Boris
Vian, et ce, pour avoir édité sans autorisation, en
2005, le DVD du film J’irai cracher sur vos
tombes, tiré du roman éponyme publié pour la première
fois en 1946. Le tribunal a jugé que les
sociétés de production avaient « commis des actes
de contrefaçon portant atteinte aux droits patrimoniaux
» des ayants droit de l’écrivain, rappelant
que « tout acte d’exploitation d’une œuvre de
collaboration exige le consentement de tous ses
coauteurs ou, après le décès de ceux-ci, de leurs
ayants droit ».
Une Bridget Jones italienne
Valeria Di Napoli, 26 ans, a
été présentée en 2006 comme
une nouvelle « Bridget Jones,
en plus intelligente et plus
transgressive » par le quotidien
italien La Repubblica.
Depuis, son journal, La ballata
delle prugne secche, s’est
vendu à 100 000 exemplaires.
Sa traduction française sortira
en mai au Diable vauvert
sous le titre La Cellulite, c’est comme la mafia, ça
n’existe pas. Valeria Di Napoli tient son blogue, qui
est à l’image de sa personnalité: frais et piquant.
Pour italophiles! (www.pulsatilla.splinder.com).