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le libraire n o 51 FÉVRIER-MARS 2009
LE MONDE DU LIVRE
Enjeux lourds et actuels 8
En temps de crise 9
LIBRAIRE D’UN JOUR
Sébastien Ricard: Le souci de la langue 10
PORTRAIT D’ÉDITEUR
La Pastèque: BD de bon goût 12
ENTRE PARENTHÈSES 14-15-40-41-52
LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE
Yves Beauchemin: Un fin renard 16
Les choix de la rédaction 17-21
Temps et lieux 19
Neil Bissoondath: Vérités-conséquences 20
Le libraire craque! 22
Des gens ben ordinaires 23
LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE
Les choix de la rédaction 24
Romans de la réalité 25
Le libraire craque! 26
Boris Vian: Le cheval mélancolique 27
ESSAI
Les choix de la rédaction 28
Le miroir déformant de la politique 29
Le libraire craque! 30
DOSSIER: LES PRIX LITTÉRAIRES
Un prix, ça change pas le monde, sauf que... 32
Les prix valent-ils leur pesant d’or? 34
Un vecteur à (re)définir 37
Un bon moyen pour faire parler des livres 39
BIOGRAPHIE
Les choix de la rédaction 42
ART
Le libraire craque! | Les choix de la rédaction 44
Parole et musique 45
POLICIER
Dennis Lehane: Voyage dans une ville à l’envers 46
Le libraire craque! 47
Les choix de la rédaction 48
LITTÉRATURES DE L’IMAGINAIRE
Les choix de la rédaction 48
Les classiques et les modernes 49
CUISINE | SANTÉ
Les choix de la rédaction | Le libraire craque! 50
PSYCHOLOGIE | LITTÉRATURE JEUNESSE
Les choix de la rédaction 51
Au bonheur des petits 53
Le libraire craque! 54
BANDE DESSINÉE
Les choix de la rédaction | Le libraire craque! 55
DANS LA POCHE 56
Après avoir réalisé
son rêve d’enfance
(travailler dans une
librairie), Hélène
Simard dirige le
libraire depuis le
début du XXI e siècle.
EN PREMIER LIEU
Le mot d’Hélène Simard
Changer de
décor
En matière de rénovation, de transformation, il y en a pour tous les goûts et de toutes les
sortes. Je ne pense, ici, ni aux mégaquincailleries ni aux émissions de télévision qui maquillent
une masure en palace cinq étoiles, bien qu’en 2009, je me sois fixé plusieurs objectifs
(c’est plus positif que « résolutions », n’estce pas?), dont l’un consiste à déménager dans
ma première maison. Si je réussis à dénicher la perle rare dont l’hypothèque ne m’empêchera
pas de savourer une bonne bouteille le vendredi soir, j’aurai amélioré mon sort et,
au sens le plus littéral, changé de décor. Fait peau neuve. Comme le libraire que voici.
On dit pourtant qu’il n’y a pas de raison de modifier une formule gagnante. Soit. Or, une
petite cure de rajeunissement n’a jamais fait de mal à personne!
L’édition de décembre 2008, notre cinquantième, soulignait notre dixième anniversaire,
et c’est dans la foulée de cet événement que l’équipe a décidé de démarrer la nouvelle
année — une autre décennie, pourquoi pas? — avec une revue affichant un look plus
actuel. On espère que vous aimerez. Quant aux fidèles, qu’ils soient rassurés: sous ses
atours neufs, le libraire version 2009 continuera de commenter l’actualité d’ici et d’ailleurs
à travers ses rubriques, ses grandes entrevues, ses articles, ses dossiers, ses « Libraire d’un
jour » et autres coups de cœur sur lesquels s’est forgée sa solide réputation.
Au premier coup d’œil, la signature graphique rafraîchie, le format plus carré permettant
une manipulation plus aisée, l’impression sur papier glacé partiellement recyclé pour une
brillance accrue et des caractères typographiques modernes constituent les nouveautés
les plus apparentes dans votre bimestriel des libraires indépendants du Québec.
Néanmoins, vous constaterez aussi certains changements au fil de votre lecture. Eh oui, le
contenu s’est vu quelque peu réorganisé! On a notamment rebaptisé certaines sections
(« Les choix de la rédaction » remplacent les « Nouveautés ») et regroupé d’autres (on
trouve maintenant « Des chiffres et des lettres » et « En marge », toutes deux consacrées
à l’actualité, sous l’enseigne « Entre parenthèses », auxquelles se greffe le « À l’agenda »).
Enfin, à tour de rôle ou à chaque édition, quatre nouveaux chroniqueurs vous feront
découvrir encore plus de livres. Il s’agit d’Elisabeth Vonarburg en littératures de l’imaginaire,
de Norbert Spehner en romans policiers, de SimonPierre Beaudet en poésie et de Nathalie
Ferraris en fictions et en documentaires pour la jeunesse.
Orgueil et préjugés
Tout au long de l’année, mais surtout pendant l’automne, une pléiade de fictions, de recueils
de poèmes et de nouvelles, de bandes dessinées et d’albums pour les petits, d’essais, de
livres d’art et d’histoire, de biographies et j’en passe se voient attribuer, par un jury tantôt
composé de lecteurs et tantôt, de pairs, une décoration quelconque, et ce, sur tous les
continents. Les prix littéraires valentils vraiment leur pesant d’or? Nous nous sommes interrogés
sur la pertinence et l’impact de ces distinctions, qui se multiplient à un rythme
soutenu depuis quelques années. Exercentils une réelle influence sur les ventes? L’industrie
atelle besoin d’autant de récompenses? (Pour les besoins de l’enquête, notre journaliste
s’est uniquement attardée aux principaux prix québécois, canadiens et français.) Par ailleurs,
leur promotion estelle efficace? Les lecteurs en tiennentils compte quand vient le moment
de passer à la caisse? Certains prix sontils plus crédibles que d’autres? Et comment les
éditeurs perçoiventils ces honneurs? Surplus de travail, gage de succès commercial ou
succès d’estime? Gagner un prix, ça change pas le monde, sauf que… ça peut souffler
quelques suggestions de lecture, c’est indéniable.
Bonne lecture!
LE LIBRAIRE FÉVRIER-MARS 2009 7