Le Libraire - Index

Le Libraire - Lib51 - Index

LE LIBRAIRE • FÉVRIER-MARS 2009 • 36
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19,95
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ISBN 9978-2-89448-568-2
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La
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démystifiée
162 pages, 17,95 $, ISBN 978-2-89448-571-2
Un
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360 pages, 39,95 $, ISBN
978-2-89448-485-2
en librairie le 24 février
en librairie le 17 février
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Jacques Jacquees
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L’Actualité
à nouveau disponible en librairie
Septentrion.qc.ca
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Membre
de l’Association nationale des éditeur
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Du reste, le responsable du Boréal souligne,
comme certains de ses confrères, que le Québec
ne compte pas de grand prix majeur qui surpasse
tous les autres en termes de prestige comme le
Goncourt en France, le Giller au Canada anglais ou
le Pulitzer aux États­Unis, autant de rendez­vous
incontournables qui permettent à l’auteur comme
à son éditeur d’obtenir une considération certaine.
Chez Libre Expression, les échos sont sensiblement
les mêmes. La relationniste en chef, Natalie Dion,
explique que sa maison se spécialise dans la littérature
grand public, entre autres le roman policier.
Elle privilégie les prix donnés par le lectorat qui
ont, pense­t­elle, plus d’impact sur la promotion
du livre, contrairement (encore une fois!) à des
prix plus « pointus » comme ceux du Gouverneur
général. Elle cite un prix de littérature policière tel
que le Crime’s Writers Association of Canada, mais
aussi le Gourmand World Cuisine Award et le
Cuisine Canada (avec l’Université de Guelph), qui
récompensent des livres de cuisine. « Nous misons
beaucoup sur celui remis par l’Association québécoise
des enseignants de français », ajoute Natalie
Dion,indiquant que ce prix est fort d’une solide
crédibilité, puisque le lauréat est choisi par les professeurs
de français, qui vont donc en recommander
la lecture à leurs élèves.
Une confirmation plus
qu’une consécration
Pour elle, un prix représente avant tout un outil de
relance destiné à paver la voie au prochain ouvrage
d’un auteur en conférant à ce
dernier une crédibilité accrue qui
servira, à terme, à le rendre plus
attrayant auprès des libraires, qui
le positionneront ainsi de façon
plus évidente sur le plancher. Elle
cite le cas de Mario Bolduc, qui a
remporté le prestigieux Arthur­
Ellis pour son polar intitulé Tziganes.
« Cela lui a permis de
mieux publiciser son livre suivant,
une biographie de Nanette Workman,
car souvent les auteurs de
bio graphies sont peu ou mal con­
nus. Il y a fort à parier, renchéritelle,
que ce prix fera en sorte que
son prochain polar sera bien
placé en librairie. »
Chez Hurtubise HMH, Arnaud
Foulon ajoute qu’un prix, avant
toute chose, confirme les efforts
de l’écrivain et de l’éditeur, qui
©Denise Villeneuve
Stéphane Villeneuve,
Dominique et compagnie
« Associer le bon ouvrage
au bon prix est un exercice
essentiel. »
ont travaillé en synergie. « Certaines années,
dit­il, apportent de meilleures moissons que
d’autres. » Pour sa maison, les plus importants des
prix sont les GG, le Anne­Hébert, le France­Québec
et celui Salon du livre de Montréal, mais il précise
que les prix décernés par les autres salons, don­
© Jacques Migneault
Natalie Dion, Groupe Librex
« Les prix choisis par le lectorat
ont plus d’impact sur la promotion
du livre. »
nant en exemple l’Abitibi­Consolidated (rebaptisé
Abitibi­Bowater en 2008) remis pendant le Salon
du livre du Saguenay–Lac­Saint­Jean, sont également
« très intéressants ».
Pour les Éditions Dominique et compagnie,
Stéphane Villeneuve précise que, bien que les prix
constituent une forme de promotion particulièrement
intéressante en ce qu’elle est extérieure à la
maison d’édition, l’impact sur les ventes est assez
minime. Deux grands prix comptent avant tout
pour son équipe: le prix TD de littérature cana ­
dienne pour l’enfance et la
jeunesse ainsi que les GG dans
le même genre, parce qu’ils
représentent un gage de qualité.
Finalement, Pascal Assathiany
est, pour sa part, assez tranchant:
« Ce ne sont pas les prix
qui font les auteurs, mais les auteurs
qui font les prix. » L’éditeur
voit en ces récompenses
une confirmation pour un
écrivain prometteur ou déjà implanté
dans le paysage littéraire:
« Parfois, [les prix] permettent
de belles découvertes, comme
dans le cas de Nadine Bismuth,
qui était une auteure relativement
inconnue avant qu[’elle ne
gagne] le Prix des libraires du
Québec. »
En somme, les distinctions littéraires, qu’elles
soient d’envergure nationale, provinciale ou
régionale, viennent surtout confirmer ce que
l’éditeur, et le lecteur, avait pressenti chez un
auteur: le talent.